COMMENT DÉCOMPLEXER EN MAILLOT ?
- emmanuellebonilla
- 28 juil. 2023
- 4 min de lecture

Qui n'a pas ressenti une profonde détresse face à son image en maillot ? Comment faire en sorte que cette dépréciation de son corps ne vienne nous gâcher l'existence et plus précisément, les vacances? Voici quelques astuces pour échanger ses complexes contre une image positive de soi. Mon arme secrète : le recours à la sophrologie, et non à la chirurgie ;-)
Malgré les efforts du body positivisme, nous sommes de plus en plus nombreuses à mal vivre notre image en tenue de bain. En effet selon une récente enquête Ifop (*), 67% des femmes ne se sentent pas à l’aise en maillot de bain contre 61% il y a 10 ans. Peu donc peuvent se vanter de passer sans pleurs, le test de la cabine d'essayage, une fois enfilé ce superbe maillot rouge si convoité en vitrine. Si les chiffres augmentent avec l'âge, (74% des plus de 65 ans sont concernées), ils subissent également un pic chez les jeunes femmes , (72% des 25-34 ans). Et les conséquences ne sont pas seulement de l'ordre de la contrariété. L'enquête révèle que "dans la perspective de dévoiler leur corps pour l’été, près de la moitié d’entre elles (49%) explique vivre des périodes intenses de stress, de nervosité ou d’anxiété. Elles sont 38% à avoir pleuré dans ce contexte ou encore plus du tiers (35%) à faire état d’épisodes de dépression." Alors comment passer ce cap sans trop de douleur ?
Éviter les espaces confinés
Fuyez les cabines d'essayage étroites, qui plus est, éclairées par des spots au plafond, faisant cruellement apparaitre toutes nos imperfections. Jamais un photographe digne de ce nom n'acceptera la moindre prise de vue dans ces conditions. Et nous, habituées que nous sommes à regarder des photos de créatures superbes, la plupart du temps retouchées, ne pouvons qu'être déçues de cette vision de nous-même, sans artifices. Mieux vaut alors emporter le maillot et l'essayer chez soi, dans un espace aéré et rassurant avec la lumière qui convient, l'angle de vue qui nous sied, enfin toutes les stratégies mises en place depuis des années pour apprivoiser notre image. Quitte à le ramener au magasin s'il dessert notre silhouette et dans ce cas là, le déclarer bien mal taillé.
De même lorsqu'il s'agit de s'exhiber les premières fois en maillot. Préférez les vastes étendues des plages ou à défaut, des pelouses arborées, plutôt que de vous entasser autour d'une piscine, à vous observer les unes les autres. Rien de tel pour rester accrochée à son paréo. Dans la nature le corps parait moins imposant, plus en lien avec les éléments et donc moins incongru dévêtu. Autre stratégie, celle de Sandrine : "je cours me réfugier dans l'eau", confie-t-elle.
Bouger
C'est donc le conseil que je retiendrai de ma copine Sandrine : ne pas rester immobile et autocentrée. Nager, participer à un tournoi de water-polo ou à une balle au prisonnier dans l'eau, faire de la marche aquatique (tiens je comprends mieux maintenant le succès du longe-côte). Ces activités contribuent en plus à améliorer sa tonicité, renforcer ses muscles, drainer ses tissus, et donc se sentir mieux dans sa peau. Construction de château de sable et partie de raquette en famille sont également vivement recommandées. En plus de détourner l'attention de vous même et de votre anxiété, ces jeux de plages sont source de bonheur partagé : réminiscence de l'enfance, complicité intergénérationnelle, joie de vivre.
Ne pas se comparer
D'une manière générale, chacune a une morphologie différente et la plupart des petites rêve de devenir géante , quand celles qui dépassent les 1M75 préfèreraient pouvoir passer par un trou de souris. On est rarement satisfaite de son physique, et même les plus belles sont complexées. Donc rien ne sert de se comparer, l'autre est souvent jugée mieux lotie que soi. Surtout que l'on a tendance à se mesurer aux plus jeunes, plus minces ou plus sportives. Mais si l'on essaie d'observer objectivement et avec bienveillance autour de soi, les personnes de son âge et de son gabarit, on est amenée à relativiser ses complexes.
S'exercer à la bienveillance
S'entrainer à ne pas juger les autres négativement revient à se faire du bien à soi même. Et inversement. L'acceptation de ses défauts permet d'être plus indulgents envers les autres. Apprécier les imperfections de nos semblables conduit à se réjouir des différences. Un monde normé où nous nous ressemblerions toutes, ne serait-il pas ennuyeux ? Un peu comme ces fruits calibrés sous cellophane. Mon amie Antigone s'amuse à croquer les silhouettes sur la plage, petites et grandes, minces et rondes ; ses dessins sont une pure merveille. Car elle sait capter le détail qui donne tout son charme au personnage, tout son attrait. Depuis, j'essaie de regarder le monde et les personnes qui m'entourent avec l'oeil d'Antigone. Et je me suis aperçue que porter un regard neuf et positif sur les autres embellit la vie.
Aimer son propre corps
Mais comment faire pour avoir une meilleure opinion de soi et de son corps quand l'idéal n'est pas atteignable, quand les injonctions à la minceur et à l'éternelle jeunesse restent toujours aussi
prégnantes ? Comment baisser ses exigences, faire preuve d'indulgence et même d'amour envers soi-même ? La sophrologie dispose d'outils, comme la technique du schéma corporel pour nous remettre en lien avec notre corps, nous amener à le ressentir aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur, apprendre à l'apprivoiser, à l'aimer. Et ça marche, à en croire le témoignage d'Ariane, une de mes patientes. "Au fil des séances de sophrologie, j'ai plus à coeur de me tenir droite, de mettre à profit cette chance de pouvoir bouger, partager, échanger et de profiter encore plus de l'instant présent. Je me mets à présent plus facilement en maillot , même en constatant les effets du vieillissement sur mon corps. Vis à vis des autres, je me sens moins en représentation qu'en présentation".
Tout est dit.
(*)Enquête menée par l’IFOP pour le site Voyage avec nous du 1ᵉʳ au 5 juin par questionnaire auto-administré auprès d’un échantillon national de 1 006 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.




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